Depuis fin septembre, la France connaît une vague de blocages de lycées qui dégénère en violences dans de nombreuses villes. Le vendredi 2 octobre 2026, près de 400 lycées ont dû fermer leurs portes et 564 établissements ont connu des actions ou des perturbations.
Une colère lycéenne, débordée par la violence
Le mouvement est parti d’Île-de-France la semaine dernière, avant de s’étendre à Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Brest et à d’autres villes. Au départ, des lycéens dénoncent leurs conditions d’études : journées trop longues, salles surchauffées, absences répétées d’enseignants non remplacés.
Mais autour de certains blocages, la situation a dérapé. Poubelles et entrées d’établissements incendiées, affrontements avec les forces de l’ordre, proviseurs agressés : plus de 100 lycées ont subi de graves dégradations. Selon les chiffres communiqués, au moins 65 personnels, dont 40 chefs d’établissement, et environ 170 élèves ont été blessés. Près de 2 000 personnes ont été placées en garde à vue, dont 90 % de mineurs.
Le gouvernement condamne des « violences urbaines ». Le ministre de la Justice a demandé aux parquets de rechercher la responsabilité financière des parents pour les dégâts causés.
L’appel de Tonton Bahri aux jeunes
Face à cette situation, Tonton Bahri, de Radio TV Kardeche, a lancé deux appels à la communauté franco-turque. Le premier, en français, s’adresse directement aux jeunes :
« Les jeunes, vous avez le droit d’être en colère et de vous faire entendre. Mais casser, brûler, frapper, ce n’est pas défendre vos droits : c’est détruire vos propres écoles et votre avenir. Ne vous laissez pas entraîner. Restez loin des casses et des émeutes. Une garde à vue, une condamnation, c’est un casier qui peut vous suivre toute votre vie. Protégez-vous, protégez vos familles. »
Un second appel, en turc, aux parents
Le second appel, en turc, s’adresse aux parents. Tonton Bahri leur demande de veiller sur leurs enfants, de savoir où ils se trouvent et avec qui, et de prendre les dispositions nécessaires pour qu’ils ne participent pas aux dégradations et aux émeutes. Il rappelle que les familles peuvent désormais être tenues de payer les dégâts causés par leurs enfants.
Radio TV Kardeche continuera de suivre la situation et d’informer la communauté franco-turque.
