Les démineuses azerbaïdjanaises ont déjà déminé plus de 600 hectares
Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan compte parmi les pays qui subissent le plus lourdement les conséquences de la menace liée aux mines et figure parmi les dix pays les plus contaminés par les mines au monde.
Les explosions de mines mettent en danger la vie des populations et remettent en cause leur droit même à la vie, tout en causant d’importants dommages à l’environnement. Les déchets plastiques générés lors des explosions entraînent des conséquences écologiques et altèrent la structure des sols. Les mines qui restent enfouies pendant de longues périodes provoquent également des réactions chimiques nocives. Par ailleurs, les mines-pièges entraînent la mort d’animaux sauvages.
Selon les estimations, l’Arménie a posé plus de 1,5 million de mines sur les terres azerbaïdjanaises au cours de ses trente années de politique d’occupation. Autrement dit, 12 % du territoire du pays est contaminé par des mines et des munitions non explosées. Cela représente 28 % des terres agricoles exploitables du pays.
Il apparaît que le terrorisme par les mines a constitué une composante indissociable des crimes de guerre commis par l’Arménie. Bien que près de six années se soient écoulées depuis la fin de la guerre, le nombre de victimes de mines continue d’augmenter. Parmi les principales causes figurent le refus de l’Arménie de fournir les cartes précises des mines qu’elle a posées sur le territoire azerbaïdjanais, ainsi que l’installation de mines-pièges sur les routes, dans les cimetières et à proximité d’autres infrastructures civiles situées derrière l’ancienne ligne de contact.
Selon les chiffres officiels, depuis la fin de la guerre en 2020, 421 citoyens azerbaïdjanais, pour la plupart des civils, ont été victimes de mines. Parmi eux, 72 ont perdu la vie et 349 ont été grièvement blessés. Au total, depuis le début de l’agression militaire de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan, plus de 3 500 Azerbaïdjanais ont été touchés par des mines, dont 358 enfants et 38 femmes.
Les difficultés auxquelles l’Azerbaïdjan est confronté dans le cadre du processus de déminage entravent les travaux de reconstruction et de réhabilitation et constituent un obstacle majeur au retour dans leurs foyers de près d’un million d’anciens déplacés internes.
Par ailleurs, le terrorisme par les mines mené par l’Arménie sur les territoires azerbaïdjanais engendre des problèmes écologiques irréversibles et porte atteinte non seulement à la biodiversité de l’Azerbaïdjan, mais également, à l’échelle régionale, à celle de l’ensemble de la région et, à l’échelle mondiale, à celle de notre planète. Les répercussions des dommages causés à la nature par ces actes de terrorisme peuvent être profondes et durables. C’est pourquoi des groupes internationaux d’observation et d’évaluation ont été invités en Azerbaïdjan afin de constater cette forme sauvage de destruction de la nature et d’évaluer l’ampleur des dommages causés.
Tout en poursuivant ses efforts en vue de l’évaluation des faits relevant du terrorisme écologique, l’Azerbaïdjan mène actuellement d’importants travaux visant à rétablir l’équilibre écologique dans les territoires libérés de l’occupation.
Après la Guerre patriotique, l’Azerbaïdjan, qui reconstruit et réhabilite à grande échelle et à ses propres frais les territoires libérés de l’occupation, est également contraint de consacrer des moyens financiers considérables à la résolution du problème des mines. Aujourd’hui, les opérations de déminage en Azerbaïdjan sont menées à l’aide des technologies les plus modernes et les plus avancées disponibles dans le monde.
La réalité demeure toutefois que le déminage est un processus de longue haleine. Dans une région au relief difficile comme le Haut-Karabakh, ce processus peut même durer plusieurs décennies. Malgré toutes ces difficultés, plus de 261 000 hectares ont déjà été déminés grâce au travail dévoué des démineurs.
Les démineuses jouent elles aussi un rôle important dans ce processus. Créées en 2023, les équipes féminines de déminage mènent des opérations dans les territoires libérés de l’occupation. Elles ont d’abord participé à des opérations dans le district d’Aghdam et interviennent actuellement dans les environs du village de Talish, dans le district d’Aghdara.
À l’heure actuelle, 18 démineuses et deux femmes paramédicales participent à ces opérations. Les démineuses ont déjà déminé plus de 600 hectares et découvert 550 mines et munitions non explosées. Outre les démineuses, des femmes maîtres-chiens spécialisées dans la détection des mines ont également été mobilisées.
La disponibilité de cartes précises est essentielle pour accélérer le déminage des territoires libérés de l’occupation. Cependant, malgré les efforts de toutes les organisations internationales, l’Arménie continue, sous divers prétextes, d’éviter de remettre les cartes des champs de mines aux autorités officielles de Bakou.
Le refus de transmettre à l’Azerbaïdjan des cartes précises des mines entraîne des violations persistantes du droit à la vie, du droit de propriété, du droit à la santé et d’autres droits consacrés par les conventions internationales relatives aux droits humains auxquelles l’Arménie est également partie.
Les faits exposés ci-dessus devraient interpeller la communauté internationale. Les organisations internationales influentes devraient exiger de l’Arménie qu’elle mette fin à sa politique de terrorisme écologique et de terrorisme par les mines menée contre l’Azerbaïdjan et qu’elle remette enfin à la partie azerbaïdjanaise les cartes précises des mines posées dans les territoires qu’elle avait maintenus sous occupation.
Elles devraient également exhorter l’Arménie, qui se présente comme un « pays démocratique », à prendre des mesures concrètes en vue de la signature d’un accord de paix global avec l’Azerbaïdjan.
Salim Balayev
Président de l’Association publique de sensibilisation écologique « Ekoloq-2010 »



